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lundi, 26 mai 2008

Les vaches comme source d’énergie verte par la méthanisation aux Etats-Unis

vache.jpgAux Etats-Unis, l’état Vermont se met au vert grâce à un fournisseur d’énergie indépendant CVPS (Central Vermont Public Service) spécialisé dans la production d’électricité à partir de la biomasse.

Cette société joue un rôle important dans la méthanisation permettant de transformer le méthane issu des excréments d’animaux en courant électrique. Ainsi, dès 2005, la compagnie américaine a lancé le programme Cow Power qui propose à ses clients d’acheter une partie ou l’ensemble de leur consommation électrique en payant une surtaxe de quatre centimes de dollars par kilowatt/heure avec l’assurance que celle-ci est issue de la biomasse. La prime prélevée est ensuite reversée aux agriculteurs adhérant au concept, à l’image d’une aide à l’investissement.

Pour être capable de convertir le lisier de vache en source énergétique, la ferme doit se doter d’un « digesteur ». Sous l’action de la gravité, le fumier descend vers le réservoir, enfoui dans le sol, dans lequel la température est maintenue à environ 38 °C. Durant une période d’une vingtaine de jours, les bactéries anaérobies vont digérer les composants volatiles et ainsi générer le biogaz. Au cours de cette phase, la moitié du phosphore ainsi que la majeure partie des éléments pathogènes sont éliminées. Par la suite, en brûlant, le biogaz va alimenter un générateur chargé de produire l’électricité, redistribuée aux consommateurs via un raccordement aux lignes de transport de la compagnie.

Les avantages de la digestion anaérobie sont nombreux. Outre le fait de créer du courant à partir d’une matière première naturelle et inépuisable, cette technique a également le mérite de réduire les émissions de méthane rejetées dans l’atmosphère par nos amis quadrupèdes...

L’ultime avantage de ce procédé consiste en la valorisation des produits de sorties – appelés « les digestats ». Le cas spécifique de Vermont est que les fermiers utilisent traditionnellement la ripe de bois comme litière pour leur bétail. Mais, confrontés à un approvisionnement de plus en plus problématique, ils ont dû chercher un matériau de remplacement. La réponse est apparue dans le lisier de vache « digéré ». Grâce à une séparation solide/liquide permise par une presse à vis, il est possible de récupérer le sous-produit solide et de le substituer intégralement à la ripe de bois. Le sous-produit liquide restant dégage beaucoup moins d’odeurs et engendre d’autant moins de nuisances que le fumier standard.

12:10 Publié dans Biogaz | Lien permanent

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